Arrêter de fumer avec cigarette électronique : est-ce que ça marche vraiment ?

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On ne le dira jamais assez : fumer est dangereux pour la santé. Les industriels proposent des alternatives pour arrêter de fumer. La cigarette électronique est l’une des plus efficaces. C’est du moins ce qu’en disent certains fumeurs. Toutefois, d’autres ont des doutes sur l’usage de l’e-cigarette pour arrêter de fumer. Qu’en est-il réellement ? Voici ici, des éléments de réponses que vous pouvez découvrir.

Qu’est-ce que la cigarette électronique ?

Pour comprendre l’efficacité de l’e-cigarette, il est nécessaire de savoir ce que c’est. Depuis plus d’une dizaine d’années, la cigarette électronique connaît une popularité relativement grande auprès des fumeurs qui désirent cesser de fumer. Cette popularité s’est justifiée par l’interdiction de fumer dans les espaces publics.

L’e-cigarette est un produit, un outil qui fonctionne à l’électricité et reproduit de façon artificielle, la fumée qui se dégage pendant la combustion d’une cigarette traditionnelle. Il s’agit d’un produit qui, dans sa forme, ressemble à une cigarette traditionnelle. Pour la déclencher, l’inspiration de l’utilisateur est nécessaire. Pour faire la distinction avec le fumeur, on dit que celui qui utilise une e-cigarette, vapote. En effet, pendant l’usage, un brouillard communément appelé « aérosol » ou « vapeur » se dégage et est inhalé par le consommateur.

Réduire la dépendance à la nicotine

Le tabac contient la nicotine, une substance dont le pouvoir addictif n’est pas négligeable. La nicotine agit sur les récepteurs dédiés dans le système nerveux, produisant du même coup, un plaisir quasi-instantané. Cette sensation de bien-être causée par la nicotine, entraîne une forte dépendance psychologique et physique chez le consommateur.

Pour limiter la dépendance à la cigarette, certaines cartouches des cigarettes électroniques contiennent une quantité relative de nicotine. Avant 2009, les contrôles n’étaient pas réguliers et les fabricants d’e-liquides proposaient des cartouches avec des concentrations différentes en nicotine. Certains producteurs mettaient sur le marché, des cartouches sans nicotine quand d’autres produisaient des cartouches à faible, moyenne ou forte concentration de nicotine. Ces concentrations n’étaient pas toujours réelles.

Après des études précises sur la composition des e-liquides, il a été révélé que les concentrations affichées en nicotine n’étaient pas réelles. Certaines cartouches à faibles concentrations contenaient au contraire, une quantité de nicotine plus importante que les cartouches dites à haute concentration.

Aujourd’hui, les marques produisent des e-liquides et des cigarettes électroniques de qualités meilleures. Elles affichent la concentration réelle en nicotine sur leurs produits. Le règlement relatif à la composition des e-liquides, diverge de pays en pays. En France, la concentration recommandée par l’ANSM ne doit pas dépasser 10 mg/ml.

La cinétique de la nicotine dans l’e-liquide

Le sevrage nicotinique ne dépend pas uniquement de la baisse de la concentration de nicotine ou de ses dérivés dans l’e-liquide. Les études cinétiques de la nicotine que la cigarette électronique libère ne sont pas nombreuses et précises. Ainsi, le pouvoir addictif de l’e-cigarette est encore méconnu. Avec une cigarette traditionnelle, la substance atteint le cerveau en moins de 10 secondes (effet shoot).

Les substituts nicotiniques auraient un effet plus lent, mais progressif. Il est donc impossible de savoir si la cigarette électronique entraîne une dépendance physique et psychologique plus grave. De la même façon, scientifiquement, on ne saurait dire avec certitude que l’usage de la cigarette électronique pour arrêter de fumer est une bonne idée. Toutefois, environ un tiers des utilisateurs de l’e-cigarette sont d’anciens fumeurs.

L’e-cigarette pourrait avoir des conséquences graves sur la santé

Malgré la réputation de la cigarette électronique, il n’en demeure pas moins un sujet de controverse. En effet, malgré de nombreuses études entreprises par les scientifiques, on ne connaît pas encore les effets et conséquences à long terme de l’aérosol sur la santé du consommateur. C’est sans doute pour cette raison que la cigarette électronique n’a pas encore reçu l’agrément qui permettrait aux officines de commercialiser ce produit. D’ailleurs, l’ANSM, l’agence de régulation du secteur des médicaments en France, recommande de ne pas vapoter. Cela n’empêche pas l’usage de l’e-cigarette par plus de 8 millions de Français. On estime même que près de 2 millions de personnes vapotent chaque jour en France.

En principe, l’aérosol libéré pendant le vapotage ne contient aucun monoxyde de carbone. Cette molécule est hautement nocive, responsable de maladies cardio-vasculaires. Normalement, la vapeur ne contient pas non plus, des substances cancérigènes. C’est l’une des raisons pour lesquelles certains professionnels de la santé proposent l’e-cigarette pour pallier la cigarette traditionnelle.

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